Bordeaux

5G, IA, câblage intelligent et gestion des déchets au cœur des villes intelligentes

Pour la 2ème édition des Journées de la Durabilité des Villes Intelligentes, coorganisée par Bordeaux Métropole et l’ONG eG4U (Utilisateurs des TIC), la 5G et les innovations en matière de câblage ont été au centre des débats.

Avec la contribution de l’organisme européen de normalisation ETSI, représenté par son président Luis Jorge Romero, ces deux jours ont réuni 120 spécialistes de l’environnement des villes intelligentes, accueillis par Florence Forzy-Raffard, Conseillère aux Affaires Européennes à la Mairie de Bordeaux, ainsi que par Alain Turby et Christophe Colinet, respectivement Vice-Président du Numérique et responsable de mission ‘Smart Métropole’ de Bordeaux Métropole. Parmi les témoignages les plus pertinents sur les ‘villes intelligentes’, les villes de Milan, Lisbonne, Gand (Belgique) et Aarhus (Danemark) ont pris la parole.

Accélération de la modernisation des centres de données de l’État français

La DINSIC (Direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication de l’État) a envoyé un conférencier principal à Bordeaux, témoignant de ses orientations prioritaires en faveur de l’économie d’énergie. Alain Merle, Directeur de projet, a expliqué que le regroupement des principaux sites informatiques des ministères est bien avancé. L’objectif est de réduire le nombre de sites, actuellement de 160, à moins de 10 d’ici 2025, tout en augmentant l’efficacité énergétique du parc de centres de données : « D’ici 2018, la moitié des sites auront été fermés ».

La migration vers le cloud a été abordée en précisant que trois cercles cibles ont été définis : un cloud interne très sécurisé pour les activités critiques de l’État (voir le Ministère de l’Intérieur), un cloud interne pour le secteur de la santé (grands hôpitaux) et un cloud plus ouvert pour certaines applications, notamment les données ouvertes.

Promesses de la 5G

Eric Stern, expert en IT & Telecom (anciennement Orange Labs), a parlé des forces et des limites de la 5G pour les futurs services des villes intelligentes : « La 5G sera une condition préalable à la collecte et au routage des énormes quantités de données générées par tous les appareils et objets connectés au réseau. C’est une ‘raison d’être’. Certains cas d’utilisation pourront également tirer parti d’autres atouts, tels qu’une latence très faible (annoncée à moins de 1 ms, donc applicable aux véhicules autonomes), une grande résilience, un niveau très élevé de sécurité et une grande évolutivité ».

Il convient de noter que la 5G introduit une nouvelle architecture de réseau basée sur des fonctions virtualisées (NFV) et une gestion du routage basée sur le logiciel défini par réseau (SDN). Cette nouvelle approche permet une gestion dynamique du réseau central et de l’accès, comme on le trouve actuellement dans les infrastructures informatiques basées sur le cloud, basées sur des machines virtuelles ou des conteneurs, ce qui apporte une agilité accrue et une réactivité dans la fourniture et l’orchestration des composants réseau. Une des nombreuses innovations apportées par la 5G est qu’elle permettra de découper le réseau en « tranches » et d’allouer une partie de sa largeur de bande à un locataire, pour ses propres besoins (distribution massive, gestion de l’IoT, véhicules autonomes, …). Le concept de « RAN* en tant que Service » offrira la connectivité appropriée et des caractéristiques spécifiques (latence, bande passante, sécurité, QoS …) attendues pour les besoins du service.

Outre ces nouvelles infrastructures IT qui remplaceront les sites de télécommunications tels que nous les connaissons. Actuellement, la question du coût du déploiement des infrastructures 5G en zones urbaines doit être soulevée en raison de la nécessité d’un maillage très serré de micro-cellules. Il sera nécessaire de garantir le traitement correct des services offerts et de garantir la qualité. Cela représentera un investissement important et tous les efforts doivent être faits pour minimiser les coûts d’installation en profitant des infrastructures urbaines déjà existantes (pylônes, lampadaires, etc.) ainsi que de la consommation d’énergie inhérente à son fonctionnement.

* Réseau d’accès radio

Réseaux ‘Smart grid’ vus par Airbus

Airbus, par l’intermédiaire de Jean-Marc Alberola, ‘group energy strategy leader’, a montré comment de grands sites industriels s’inspirent des projets de villes intelligentes : cinq projets pilotes de smart grid ont été définis. De telles initiatives doivent être de type rupture car « les améliorations incrémentales sont inefficaces. En termes de protection de l’environnement, ‘nous devons inventer de nouveaux modèles dans une économie circulaire’ et ‘toutes les briques disposées sur les projets doivent être standardisées' ».

Intelligence Artificielle (IA) dans les réseaux d’utilité

Arnaud de Moissac, co-fondateur de DCBrain, une start-up spécialisée dans l’IA pour les réseaux de flux, a souligné que les données dans les villes sont devenues essentielles pour soutenir les performances, notamment dans le domaine de l’énergie, et pour optimiser les coûts des infrastructures. Les acteurs cibles des applications d’IA sont confirmés pour être les réseaux physiques utilitaires (chaleur, gaz, eau, électricité …), ou les réseaux de chaîne d’approvisionnement. « Compte tenu de l’hétérogénéité des données, la standardisation est plus que jamais nécessaire pour des déploiements massifs », a-t-il déclaré.

Traitement en fin de vie dans le monde des technologies de l’information et de la communication (TIC)

Le traitement des déchets des TIC a été largement présenté par Gilles Dretsch (Orange) sur la base des propositions de l’ADEME et de la première norme mondiale en la matière, la norme européenne ETSI EN 305 174-8.

Câblage en fibre optique (FTTH) et en cuivre (xDSL)

Les avantages du câblage en fibre optique ont été présentés par Philippe Bolle (Skylane Optics).

L’infrastructure de câblage dans les colonnes techniques des bâtiments, y compris l’installation, a été décrite par Olivier Bouffant (Orange), non seulement pour le FTTH (fibre jusqu’au domicile) mais aussi pour le câblage xDSL et coaxial.

Surveillance vidéo IP

Un système de surveillance vidéo IP pouvant être déployé sur les réseaux coaxiaux existants a été introduit avec une démonstration. Ce système permet l’alimentation à distance des dispositifs terminaux par ce réseau coaxial.

Lien : https://www.eg4u.org/bordeaux-5g-ia-smart-cabling-and-waste-management-at-the-heart-of-smart-cities

 

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